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Dans une lutte sans merci entre deux aigles mûs par le bésoin de nicher au sommet du groupe A. Jouer comme le Barca n'est pas une garantie d'obténir un résultat positif. Les Aigles du Nigeria l'ont compris en se faisant balader de bout en bout par des aiglons Maliens euphorique et pratiquant un beau football.


Stephen Keshi avait raison de ne pas bomber le torse et de parler de doublé CAN/CHAN avant de retrouver l’Afrique du Sud un an après le sacre des Super Eagles. Certes il ne s’agit pas de la même équipe, les professionnels ne sont pas là et l’ancien capitaine de la sélection nationale a montré suffisamment de lucidité pour dire qu’il ne fallait pas s’attendre au même spectacle et à la même qualité de joueurs et de jeu. Le Nigeria a été battu pour son premier match au Cape Town Stadium et personne ne peut crier au scandale.

Les coéquipiers de Chigozie Agbim ont été battus par meilleurs qu’eux, le Aiglons du Mali qui ont fait apprécier une qualité de jeu tourné vers l’offensive. Les hommes de Djibril Dramé sont constamment allés de l’avant, droit au but, sans se retourner, sans chercher à temporiser. Leur force c’est le collectif, cinq joueurs sont issus du Stade Malien, le meilleur club du pays depuis plusieurs années.

Après une entrée en matière tranquille, dominée par les Nigérians jouant « à la Barça », à bases de passes courtes, instantanées et renouvelées mais qui n’allaient pas dans le sens du but, les Maliens qui n’hésitaient pas à attaquer à trois, prirent la mesure de leur adversaire. A la 17e minute d’un tir bien ajusté Abdoulaye Sissoko, sur la gauche dans la surface, ouvrait la marque, laissant sans réaction la défense nigériane. Les Aiglons maintenaient la cadence et imposaient leur style de jeu, se déployant sur toute la largeur du terrain, débarrassés de tout complexe. Ils avaient tant entendu que le Nigeria était un épouvantail, le futur vainqueur du tournoi, qu’ils auraient pu nourrir quelque inquiétude. Ce ne fut jamais le cas et ils dominèrent les débats justifiant pleinement leur avance à la marque.

Bien organisés, toujours les premiers sur le ballon, prêts à appuyer sur le champignon quand une brèche se présentait. L’occasion survint peu de temps après la reprise avec un nouveau tir croisé signé cette fois Adama Traoré. A 2-0, la cause paraissait bien engagéepour les Maliens. Pourtant quelque quatre minutes plus tard, les Nigérians revenaient dans le match. Un coup franc, une tête de Fuad Salami placé en embuscade derrière un défenseur entrouvrait l’espoir d’une suite meilleure. Qui ne viendra pas. Il y aura bien quelques tentatives qui auraient pu être couronnées de réussite de part et d’autre mais surtout du côté malien. Les joueurs terminèrent la rencontre un peu fatigués, sur une pelouse glissante pour avoir été trop arrosée dans la matinée.

Au soir de la première journée du groupe A, l’Afrique du Sud et le Mali sont en tête avec trois points.
Dans quatre jours elles se retrouveront pour un face à face qui s’annonce déjà très intéressant.




Les "Sudafs " prennent le dessus sur les Lusophones du Mozambiques par 3 - 1

Devant leur public surchauffé, les Bafana Banafa n'ont pas fait dans la démi mésure. Ils ont rendus une belle copie pour leur entrée en matière face à des voisins Mozambicaéins qui ne manquaient pas d'ambition.

3 buts à 1. On pourrait penser en voyant le score que l’Afrique du Sud a eu un match à sa main contre le Mozambique. Erreur, grosse erreur. D’abord ce fut un match plein jusqu’au bout, animé, technique, entre deux équipes assez proches l’une de l’autre avec, toutefois des caractéristiques différentes, plus de recherche offensive chez les Bafana Bafana, un football de contres redoutables par la rapidité de ses acteurs dans le camp des Mambas.

Le sentiment général au sortir de ce match d’ouverture au monumental Cape Town Stadium était que le 3e CHAN et bien né. Les 22 acteurs ont joué un football qui n’a rien à envier à celui de la CAN. Et le public a répondu présent. On attendait dix à douze mille spectateurs, il y en eut largement plus du double. Les Vuvuzelas ont résonné dans la vaste enceinte et même au dehors.

Pourtant les spectateurs comme leurs joueurs avaient été cueillis à froid dès la 10e minute quand un tir croisé de l’attaquant Diogo, pas très puissant, obligeait le gardien Itumeleng à aller chercher le ballon au fond de ses filets en dépit d’une belle détente. Le silence se fit. Passifs quelques pigeons s’ébrouaient sur la pelouse sans se soucier ni du jeu, ni des joueurs, ni du ballon. Mais quels étaient ces intrus qui en ce beau samedi de janvier venaient troubler leur tranquillité !

Les Bafana Bafana usaient de toute leur puissance pour refaire leur retard mais soit par lafaute de la défense mozambicaine, soit par maladresse ou manque d’esprit de décision dans le geste final, ils n’y parvenaient pas. A la 30e minute sur une nouvelle action offensive des jaunes le défenseur central Chico commettait une faute dans sa surface sur Vilakazi. L’arbitre sifflait justement un penalty que transformait l’attaquant Bernard Parker. Cinq minutes plus tard une frappe du même était renvoyée par le poteau. A la mi-temps les deuxéquipes étaient à égalité et la suite s’annonçait incertaine, les Mambas faisant preuve d’organisation, de vivacité et souvent bien inspirés dans la recherche de vastes espaces à la suite de longues passes bien orientées.

Au retour des vestiaires, Katlego Mashego, le deuxième attaquant des Bafana Bafana, aurait pu faire la décision s’il avait pu lever le ballon alors qu’il s’était présenté seul devant Soarito, le portier mozambicain. Ce ne fut que partie remise puisque peu avant l’heure de jeu, Hlompho Kekana adressait un tir croisé de plus de trente mères et d’une force inouïe qui laissait Soarito pantois.

A 2-1 les hommes de Joao Chissano continuaient d’espérer même si un peu de fatigue se faisait sentir. Et ils allaient encaisser un troisième but des pieds de Parker complètement démarqué sur le côté droit au terme d’un travail collectif où pas moins de cinq de ses camarades avaient touché le ballon.

En résumé un match prenant, sans beaucoup de temps morts qui a lancé de façon parfaite le tournoi. Et la victoire des Bafana Bafana devrait garantir le succès populaire. Et la bonne prestation des Mambas est un avertissement envoyé aux Nigérians et aux Maliens

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