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Pour la première journée du groupe B constitué du Maroc, Burkina Faso, Zimbabwe et de l'Ouganda, le Maroc est tombé sur un os en ne parvenant pas à prendre le dessus sur des Zimbabwéens talentueux mais maladroits en attaque.
Faisant partie des favoris du tournoi, Les Lions de l'Atlas se sont montrés bien trop timides en attaque pour inquiéter des Warriors qui ont joué leur va-tout.



Le moins que l’on puisse dire est que le Maroc, qui nourrit de grosses ambitions dans ce CHAN 2014, a déçu cet après-midi. Dominatrice dans la possession de balle, l’équipe mise en place par Hassan Benabicha, n’a pas pris assez de risques en attaque pour inquiéter une formation zimbabwéenne solide, pour ne pas dire rugueuse, et qui a toujours cru en ses chances.

Dans un Athlone Stadium du Cap majoritairement acquis à la cause des Warriors, les Marocains s’en remettent aux coups de pieds arrêtés pour mettre à l’épreuve George Chigova, le portier zimbabwéen. En témoigne, le coup franc à 25 mètres tiré par Issam Raki mais le ballon flirte avec le poteau droit (43e). La possession de balle est nettement à l’avantage des Lions de l’Atlas mais ces derniers peinent dans le dernier geste. L’un des plus remuants est Mohsine Moutouali, meneur de jeu et pensionnaire du Raja Casablanca, qui avait créé la sensation en atteignant en décembre la finale de la Coupe du monde des clubs 2013 (défaite 2-0 face au Bayern Munich). D’ailleurs, outre Moutouali, trois autres joueurs du Raja font partie des titulaires : Mohamed Oulhaj, Zacharia El Hachimi et Mouhssine Iajour.

L'action la plus dangereuse est à l'actif du Zimbabwe

En face, les zimbabwéens tentent quelques incursions notamment en fin de première période. Leurs nombreux centres obligent les défenseurs marocains à dégager d’urgence en corner et ne parviennent pas encore à inquiéter NadirLamyaghri, le gardien de but marocain.

Les Lions de l’Atlas assoient leur domination dès le retour des vestiaires et se montrent plus tranchants sur le front de l’attaque. A la 54e minute, on pense que leurs efforts vont être récompensés mais la frappe enroulée de l’arrière gauche Zakaria El Hachimi est trop croisée. Jetant toutes ses forces dans la bataille, le Maroc s’expose aux contres zimbabwéens, lesquels se procurent l’action la plus dangereuse de la rencontre à la 64e minute : Simba Sithole tacle dans la surface le ballon qui vient s’écraser contre le poteau et que son coéquipier Patson Jaure, qui a bien suivi, envoie dans les gants du portier marocain.

Les dernières minutes semblent éprouvantes pour les Lions, à la peine physiquement. Le Zimbabwe monopolise la balle et obtient de nombreux corners. Mais le score en reste là. Et les deux équipes se séparent sur un score nul et vierge qui n’arrange aucune d'entre elle.

Par Grégoire Remund RFI




Dans l'autre rencontre du Groupe l’Ouganda a fait étalage de sa supériorité face aux Etalons du Burkina Faso en s'imposant 2 - 1 grâce à un doublet de leur pépite nommée Yunus Sentamu.



Yunus Sentamu, retenez bien ce nom. En signant un doublé, l’attaquant Ougandais, 19 ans seulement, a été le grand artisan du succès de son équipe face au Burkina Faso. Il se met d’ailleurs rapidement en évidence puisqu’il trouve la faille dès le quart d’heure de jeu. Parfaitement lancé en profondeur, il se joue tour à tour de la défense et du gardien de but pour aller pousser le ballon au fond des filets. Puis remet le couvert en seconde période d’une volée de l’extérieur du droit qui vient se loger dans la lucarne d’un Mohamed Kaboré décidément bien malheureux (72e).

Évitant que son équipe ne sombre, le portier des Étalons, élu meilleur joueur du championnat du Burkina Faso en 2013, a également réalisé quelques parades de toute beauté, notamment celle sur une frappe à bout-portant d’Hassan Wasswa (43e).

Réaction trop tardive

En première période, les Burkinabè sont pris à la gorge et abusent de longs ballons. Ne parvenant pas à poser leur jeu, ils s’en remettent à d'inoffensifs tirs lointains, comme celui d’Elizee Demankel (39e), symptomatiques de leur impuissance. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : une seule occasion cadrée lors des quarante-cinq premières minutes.

Au retour des vestiaires, les intensions sont meilleures côté Burkinabè. Aboubacar Traoré est le premier à s’illustrer mais sa volée du gauche passe largement au-dessus des buts gardés par Ochan (54e). Puis vient le quart d’heure Issoufou Dayo, défenseur central très attiré par le but mais dont la reprise (70e) et le raid dans toute la défense ougandaise (82e) ne sont pas récompensés. Jusqu’à la 88e minute. Sur un corner venu de la droite, Dayo dévie la balle pour Bayala qui réduit la marque du plat du pied (88e). La réaction est belle mais intervient trop tardivement. Solidaires et vaillants, les Ougandais emmenés par le sélectionneur Serbe Milutin Sredojevic (ex-Rwanda) l’emportent 2 à 1 et tenteront de confirmer leur bonne forme contre le Zimbabwe dans quatre jours.

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